Street Artwork Découvrez le street art autour de vous
Installer
James Colomina

James Colomina

Revendiquer ce profil C'est votre page ? Voyez ce que la revendication vous apporte.

Biographie

Né en 1974 et originaire de Limoux, dans le département de l’Aude, James Colomina parle avec l’accent chantant du Midi de la France. De nature hypersensible, très concerné par des questions telles que le consumérisme, la manipulation de masse, l’oppression des enfants, le racisme, la pauvreté, le sort réservé aux migrants ou encore la pollution urbaine, il s’est lancé dans le street art afin de s’élever contre la bêtise et la cruauté.
En créant des personnages qui incarnent l’ironie de la condition humaine, James Colomina souhaite interpeller les politiciens, interroger et provoquer, voire choquer ses semblables, afin de susciter des débats, des réactions. À la fois victimes et lanceuses d’alerte, symboles d’une humanité à préserver, ses sculptures sont issues de moulages de corps d’adultes ou d’enfants. Dans les moules ainsi formés, l’artiste coule une résine médicale, chargée d’un pigment. Le choix de James Colomina d’utiliser de la résine lui vient de sa profession de prothésiste dentaire, qu’il a abandonnée suite à une blessure. Après avoir essayé le blanc, le noir, le rose, le vert fluo, le bleu et le jaune vif, l’artiste a choisi le rouge écarlate. Cette couleur vive, qui confère une bonne visibilité à ses œuvres, est intense sur le plan émotionnel, car elle connote le sang, la violence, mais aussi l’amour, si l’on pense au symbole du cœur rouge.
James Colomina a exposé ses œuvres dans une multitude de villes, dont Toulouse, Cannes, Paris, Monaco, Londres, Miami, New York. À l’image de beaucoup de street artistes jouissant d’une renommée internationale, James est un autodidacte dont le travail n’a qualitativement rien à envier à celui d’artistes issus de filières académiques. Son approche artistique est l’antithèse d’une démarche opportuniste et commerciale. Humaniste dans l’âme, cette étole montante du street art doit la fulgurance de sa carrière à son travail, son talent et son courage.
Dans l’espace public, James Colomina pose habituellement ses sculptures «à la sauvage», c’est-à-dire sans demander aucune autorisation, dans la plus pure tradition du street art. Au Locle, ses sculptures ont été installées avec l’assentiment des autorités et des propriétaires concernés, selon la charte de l’exomusée. En 2019, lors de la venue de l’artiste au Locle, le conseiller communal Miguel Perez, alors président de la Ville, a assisté à l’installation des œuvres. De son point de vue, il voit ces silhouettes écarlates comme «un clin d’œil, un beau rappel du combat mené par les autorités pour le contournement du Locle et le désengorgement des rues».

Le site regroupe un total de 3 oeuvres de James Colomina dans 2 pays.

Artworks (3)